QUE LES COEURS SE LEVENT !

Un jour, l’actrice Mae West s’adressa à un de ses admirateurs en lui dispensant une de ses formules choc : « Vous avez un revolver dans la poche ou vous êtes ému ? ». Emotions. Voilà, le mot est lâché. Tel un raz-de-marée, elles emportent désormais tout sur leur passage. Qui parviendra à résister à leur élan ?

Définies comme un trouble subit, une agitation passagère causés par un sentiment vif de peur, de joie, de surprise…, les émotions sont souvent associées aux passions bien qu’il ne faille surtout pas confondre les deux notions. L’étymologie souligne cet emballement avec motio, mouvement. Le e, vers le dehors, indique que les émotions donnent habituellement lieu à des manifestations extérieures  accélération du pouls, tremblement, rougissement… – que les individus essaient parfois de cacher. Ainsi, le joueur de poker s’efforce de ne rien laisser transparaître quand il découvre sa main, carte par carte. Comme en politique, on peut alors parler d’« émotion de censure ». En sens inverse, il arrive que le désordre intérieur soit si intense qu’il prenne entièrement le dessus sur les mécanismes de contrôle de celui qui en est la proie. Dans ce cas, la personne est tétanisée, paralysée par ses émotions. Le sentiment qui les a déclenchées conduit à une immobilisation totale. Face à la danse suggestive de la jeune fille au chaperon rouge, le loup de Tex Avery est lui aussi très ému. Il est tellement sidéré que, avant de ressaisir et de se précipiter vers elle, sa mâchoire inférieure touche sur le sol. Il a le souffle coupé.

L’engouement pour les émotions est relativement récent. Pour autant, rien ne serait plus faux que d’imaginer qu’il s’agit d’une nouveauté, d’une innovation de plus proposée par Elon Musk. Aussi tentante soit-elle, l’image de premiers temps de l’humanité où l’homme aurait été guidé uniquement par la raison, échangeant civilement avec les autres membres de son groupe afin d’arriver à un consensus raisonné, est assez éloignée de la réalité. Plus que le raisonnement par analogie, a contrario ou a fortiori, l’argument numéro un du pithécanthrope était le gourdin. En fait, dès ses premiers temps, l’être humain a été traversé par des passions, des émotions qu’il avait du mal à dominer. Il faut dire que, dans les religions polythéistes, les divinités montraient rarement le bon exemple – à l’instar de Zeus qui était une sorte de précurseur de DSK. Bref, c’est avec l’ère des Lumières que la raison s’est imposée et a été érigée en modèle. Globalement, des progrès scientifiques, économiques et politiques ont été enregistrés. Même si des idéologies mortifères ont simultanément prospéré, le triptyque raison-méthode-discussion a disqualifié son adversaire passion-émotion-violence.

La mise en exergue des émotions est en quelque sorte un retour du refoulé. Une vie pleine de rigueur, centrée sur une analyse objective des phénomènes, luttant contre les parasites d’une démarche faite d’emportements n’a rien de réellement enthousiasmant. La cocotte-minute finit par exploser. Le marketing témoigne à merveille de cette inflexion. Précisons que cette discipline ne doit pas être réduite à sa fabrication systématique de néologismes creux en franglais. Elle est précieuse dans le sens où elle fournit des indices sur les évolutions de la société. C’est une espèce de sociologie appliquée à des fins mercantiles… et le thermomètre fonctionne. Pour illustration, le « marketing tribal » se trouve au fondement de la disparition des groupes sociaux traditionnels. Les solidarités historiques ont été sévèrement abîmées églises, partis, syndicats… – mais elles ont cédé la place à d’autres types d’associations, des « tribus » (fans de telle série, antivax… ) qui se forment et se déforment au gré des évènements. Le cadre général individualiste ne signifie certainement pas que l’homme vit dans un état d’isolement.

Dans le même ordre d’idée, les marketeurs nous ont soumis le concept de « marketing expérienciel », également dans l’air du temps. Les économistes décrivent l’être humain comme un calculateur sans état d’âme, obsédé par le rapport qualité-prix des produits. Eh bien, il n’en est rien ! Justice soit rendue au consommateur qui, lorsqu’il achète un paquet de pâtes, du shampoing, un ordinateur, un stylo ou du papier toilettes, cherche à vivre un moment inoubliable, qui restera dans les annales. Loin du matérialisme qui lui est reproché, l’homme aux écus vise simplement à ressentir des émotions. Il attend qu’on lui raconte une merveilleuse histoire.  A la façon du ready-made de Marcel Duchamp qui privait les objets de leur fonction utilitaire pour les convertir en œuvre d’art,  la marchandise n’a aucun intérêt si ce n’est en tant qu’expérience à nulle autre pareille. Les tristes sires incapables de regarder leur plat de pâtes autrement que comme un mets destiné à leur remplir l’estomac sont d’authentiques handicapés de l’existence. Si l’on revient à l’étymologie d’émotion, on les qualifiera de « personnes à mobilité réduite ».

Cette tendance n’est toutefois pas sans danger. Le besoin d’éprouver des sensations fortes est tellement grisant qu’il semble ne pas connaître de limites. Après tous ces battements, c’est quand la prochaine fois, s’interroge le palpitant ? Les spécialistes parlent d’inflation émotionnelle. Il n’est pas simple de se soustraire à ce genre d’addiction d’autant que des petits malins ont repéré le filon. Il y a moyen de s’en mettre plein les poches en donnant satisfaction au peuple qui se montrera en sus plein de reconnaissance. Le cas de la Coupe du monde de football est édifiant. Les gains pécuniaires sont astronomiques et la compétition se déroule tous les quatre ans. La fédération internationale de football, la FIFA, envisage d’en accélérer la fréquence. Elle se tiendrait tous les deux ans… mais pourquoi alors s’arrêter en si bon chemin ? Une Coupe du monde tous les ans aurait de la gueule aussi, non ? Cependant, cela serait-il suffisant ? Imaginons une finale de Coupe du monde disputée tous les jours. Cela en ferait des soirées pizza-coca entre amis ! Le problème n’est pas que d’obésité, d’excès suscitant du dégoût. A force de dé(cons)truire, on a oublié que la valeur est parfois liée à un long effort, à une construction.   

La maxime (Oscar Wilde) :

L’émotion nous égare :

C’est son principal mérite

LES HEROS DES TEMPS MODERNES

Le 24 mai, sans la moindre raison, la France a oublié de se réjouir. Même les chauffeurs d’ambiance de France 2 ont omis de chanter « cocorico » lors du JT. Pourtant, ce jour-là, Bernard Arnault est devenu pour quelques heures l’homme le plus riche du monde. Son meilleur ennemi François Pinault, a retenu sa respiration. Même si Jeff Bezos a repris la première place depuis, cela méritait d’être célébré, non ?

Qu’un magazine comme Forbes évalue les plus grosses fortunes du monde est bien gentil mais la périodicité de ses classements laisse à désirer. Quand le temps s’accélère, il faut sortir des plans plan-plan et livrer au public rempli d’impatience des informations en continu. Comme la problématique est fondamentale, ils sont plusieurs à s’y être collés et, grâce à eux, nous disposons désormais de classements qui mesurent l’évolution de la richesse des grands hommes d’affaires en temps réel. Les données doivent en effet être constamment actualisées en fonction des cours de la bourse, Paris, New York, Tokyo, etc… parce que ces gens-là ont n’ont évidemment pas mis tous leurs œufs dans le même panier et, ne l’oublions pas, l’argent ne se repose jamais. Il travaille de nuit comme de jour. Quand on pense qu’il y a des personnes qui s’indignent que cet effort soit récompensé par des versements d’intérêts. C’est à se demander où va notre planète, franchement !   

Bien sûr, ce sont des chiffres. L’excitation des téléspectateurs peut sembler limitée au départ. Toutefois, avec un minimum d’imagination, la perspective aurait été changée radicalement. Il aurait suffi d’emprunter la voix de Léon Zitrone les jours où il s’emballait en commentant le tiercé. Au lieu de casaque rouge toque noire qui serait passé sur la ligne devant casaque verte toque jaune, c’est juste le patron de LVMH qui, entre 7h30 GMT et 15h30 GMT, aurait damé le pion, certes d’une encolure, mais aurait damé le pion tout de même au PDG d’Amazon. Quelle folie ! Une standing ovation pour Arnault, SVP. L’enthousiasme du sympathique journaliste était tellement communicatif. Léon, Léon, j’ai les mêmes à la maison !

Hélas, à l’ouverture de la bourse de New York, « Bozo » chassait « L’ange exterminateur » de la plus haute marche du podium – il faut savoir que chaque monture a son petit nom. A 16h15, Bezos avait en poche 187,7 milliards de dollars et Arnault 186,6 milliards. Assez loin derrière, Elon Musk pointait avec 147,6 milliards et, largement distancé, on n’ose dire presque minable, Bill Gates avec 125,9 milliards. L’écart n’était pas énorme. Dans ces conditions, il était logique de demander un nouveau décompte des billets verts. Confirmerait-il cette image d’Epinal d’un Bezos coiffant son rival sur le fil ? Le calcul de Bloomberg, qui utilise une autre méthodologie, aboutit au même classement quoiqu’avec des variations de quelques milliards à gauche ou à droite.

Cela n’en a pas l’air mais ces tonnes de dollars sont plutôt taquines et ont leur chic pour jouer à cache-cache. Un célèbre philosophe français disait : « ça s’en va et ça revient, c’est fait de tout petits riens ». On peut supposer que les techniques d’évaluation progresseront. Etant donné les ressources financières gigantesques qui sont consacrées à l’extraction de ces données d’importance stratégique pour le sort de l’humanité, c’est le minimum que l’on puisse espérer. En attendant, sous les flashs qui crépitaient, on a bien vu Bezos grimaçant, tirant la langue et donnant un dernier coup de rein, Arnault tournant la tête inquiet, du côté gauche faut-il le préciser, sentant l’inéluctable. Au ralenti, c’est impressionnant.

Dans le même ordre d’idée, puisque nous parlions d’œufs et de paniers, on pourrait procéder à d’autres calculs. On sait que 66 millions de tonnes d’œufs sont consommés dans le monde chaque année, soit 34 880 par seconde. Mais combien de personnes se retrouvent-elles avec le panier vide quand ceux d’Arnault et de Bezos débordent aussi ostensiblement ? En outre, il n’est pas illégitime de s’interroger sur la quantité d’omelettes que ces œufs peuvent confectionner, voire sur la casse, car on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs. Dans le cas d’Arnault, il n’est pas inutile de rappeler que sa fortune tire son origine du dépôt de bilan du groupe Boussac auquel appartenait Dior. Arnault obtiendra d’en être le repreneur contre la promesse de maintenir l’emploi. Il encaissera des subventions publiques sans que cela le dissuade de démanteler le groupe et de licencier des milliers de salariés. Premiers gros tas de coquilles.

Le « ruissellement » des richesses prend toute sa signification. Il va du bas vers le haut. Depuis Thorstein Veblen, les livres sur les pratiques prédatrices des « capitaines d’industrie » se sont multipliés mais il n’existe pas d’indicateur du poids des coquilles d’œuf et c’est bien dommage. Il n’est pas faux que de l’eau finit tout de même par retomber vers le bas mais ce ne sont que des gouttelettes. Oui, Arnault est un philanthrope : suite à l’incendie de Notre Dame, il s’est délesté de 200 millions – don ou investissement sur le ciel – et nombre de ses concurrents ont aussi leurs bonnes oeuvres. Le Président Bush fils avait repris à son compte l’expression de « capitalisme compassionnel » pour décrire cette magnanimité. De plus, pour que les plus nantis ne se sentent pas obligés de donner, donner, donner sans fin, un exercice pénible auquel les plus pauvres ne sont pas astreints, il existe une solution.

Arnault est à la tête d’approximativement 186 600 000 000 de dollars, pour l’essentiel de l’épargne – la capacité à consommer de chacun étant fatalement bornée. Ne pourrait-on retirer un zéro à cette somme sous forme d’un impôt mondial ? Cela n’aurait aucun impact sur sa vie ! Pas d’affolement, Pinault serait pareillement ponctionné et, au-delà, tous nos autres chers milliardaires. Voici un moyen définitif pour éradiquer la pauvreté dans le monde. Bien sûr, les «droits de propriété-istes » s’offusqueraient mais le slogan suivant emporterait l’adhésion du peuple : « un zéro en moins, un héros en plus ». Un avenir radieux s’annonce. You hou, nous y sommes presque. Presque.

L’histoire :

– Monsieur, monsieur, je n’ai pas mangé depuis trois jours…

– Ce n’est pas bien, cher ami, reprenez vous ! Heu, ça vous dirait de la soupe de la veille ?

– Oui, monsieur, merci.

– Eh bien, revenez demain.

ON EST CHEZ LES FOUS ICI, AU SECOURS

D’aucuns diront que traiter de la folie dans un article de blog est mission impossible. Les plus sceptiques iront même jusqu’à qualifier cette entreprise de pure folie. Aussi inquiétante soit-elle, cette possible logique autoréférentielle m’autorise au moins à prétendre qu’aujourd’hui je sais de quoi je vais parler. Il était temps !        

Il est important de dissocier deux aspects, l’état de folie, statique, et le passage de sain d’esprit à fou, dynamique, parce que, pour paraphraser Simone de Beauvoir, on ne naît pas fou, on le devient. La langue française est instructive à cet égard. Nombre de synonymes suggèrent un écart, une distance à une norme socialement  construite : déséquilibré, anormal, perché, dérangé. D’autres envisagent une explication sous forme de choc : frappé, sonné, toqué, marteau. Pourtant, quand il s’agit de décrire le changement d’un état à l’autre, la fée électricité est souvent mobilisée. Les individus disjonctent, pètent les plombs ou encore ont les fils qui se touchent. Il est manifestement dangereux de s’aventurer à jouer les électrons libres. Cela ne signifie pas pour autant que personne n’entrait dans la catégorie avant les travaux de Volta et d’Edison sur les phénomènes d’électrisation. Simplement, d’autres formulations étaient employées. En outre, il faut savoir que le regard porté sur la folie aussi bien que son traitement ont varié tout au long de l’histoire. Michel Foucault, à ne pas confondre avec son plus célèbre homonyme Jean-Pierre, explique comment la politique d’enfermement des anormaux a fini par s’imposer.

Quoi qu’il soit compliqué de distinguer un original d’un doux dingue, rendons grâce à ces tempéraments spéciaux qui nous permettent parfois de prendre du recul par rapport au fonctionnement de notre société. A la cour du roi, les fous avaient tout loisir de se moquer du souverain, de faire preuve d’insolence à son encontre. Triboulet a été le plus connu de la corporation et L’Angély le dernier d’entre eux : le bouffon avait poussé le bouchon un peu loin au goût de Louis XIV qui ne brillait de toute façon pas par l’humour. Dans le même ordre idée,  le philosophe Erasme a pu se livrer à une critique décapante des hommes d’Eglise dans son « Eloge de la folie » à la Renaissance. Face aux défenseurs de l’ordre établi, il est toujours préférable d’avancer masqué. Aujourd’hui, nul ne l’ignore. Il suffit de sortir dans la rue pour le vérifier. Et puis tous ces emportements sont souvent le facteur déclenchant d’œuvres grandioses. Sans l’amour délirant d’Hector Berlioz pour une actrice irlandaise,  jamais la « Symphonie fantastique » n’aurait été composée. C’est en effet pour conquérir le cœur de la belle que le musicien français l’a écrite et, le jour où elle apparut dans le public, Berlioz aux timbales était en transes.  

Sans être désobligeant envers un corps de métier, on imagine mal un comptable capable de tels bijoux. Quand on procède à une addition, il vaut mieux garder la tête froide. Pour ne pas commettre d’erreur, la retenue est même primordiale, au sens propre comme au figuré. Il serait néanmoins exagéré de considérer que la folie est forcément annonciatrice de gloire. Elle assure plus communément une chambre à l’asile. D’ailleurs, pour être précis, il est possible de perdre la boule, de léguer une œuvre remarquable à la postérité sans qu’il n’existe nécessairement de lien entre l’état mental et l’œuvre de l’individu. Ainsi, Auguste Comte est à la fois un des pères de la sociologie, l’inventeur du positivisme, forme de rationalité absolue, mais aussi un être qui a pété une durite à plusieurs reprises dans sa vie, cela parfois de manière spectaculaire. Il y a plutôt ici une contradiction entre ces deux aspects de sa personnalité. Il n’empêche que l’on sent parfaitement que les gens qui sortent bien volontiers du cadre, les iconoclastes, sont capables du meilleur comme du pire. L’homme d’affaires Elon Musk ou Vincent van Gogh sont d’excellentes illustrations de cet entre-deux. Avec son « Les cons, ça ose tout ; c’est même à ça qu’on les reconnaît », Michel Audiard avait un avis plus tranché.  

Si la folie se définit comme un écart à la norme, nous nous trouvons dans une situation embêtante. L’évolution de la société tend à abolir les règles, à flouter les repères habituels. Les aspirations individuelles sont favorisées et chacun est supposé bénéficier d’un maximum de libertés. A l’ère du coronavirus, certains affirment ainsi qu’ils vont bientôt pouvoir se balader partout dans le monde sans être vaccinés – et personne ne les interne. Bref, sans normes claires, comment peut-on espérer identifier les fous ? Va-t-on devoir ouvrir les portes des asiles et mettre tous les psychiatres au chômage ? Sans aller jusque-là, une forme d’indulgence en faveur des comportements prétendument atypiques a émergé. Le refrain d’une chanson du groupe Benny B donne le ton : « Mais vous êtes fous ? / Oh oui / Mais vous êtes fous ? ». Avoir son petit grain n’est pas si mal vu. Les auteurs d’attentas islamistes constituent une exception quelque peu paradoxale à cela. Ils se réclament d’une idéologie et revendiquent leurs actes mais, parce qu’ils n’entrent dans aucune de nos cases, nous avons décidé que c’est à eux qu’il en manque une.

A moins qu’il ne s’agisse finalement pas d’une exception mais d’une règle. La tolérance envers les conduites déviantes est en fait toute relative. Ce qui nous sert désormais de balises, ce sont nos propres normes et nous évaluons nos congénères à l’aune de ces repères que nous avons fabriqué pour nous-mêmes. Ceux qui voient le monde d’une autre façon sont facilement catalogués comme détraqués. Ce type d’anathème est plus commode qu’une vraie réflexion. Certains estiment qu’il est indispensable d’obéir aux lois de l’économie. Pour eux, croire que ces mécanismes peuvent être contrôlés relève de la folie furieuse. Regardez les échecs du communisme, concluent-ils. Dans l’autre camp, la religion est également faite. Ceux qui acceptent un haut niveau de précarité sociale sous prétexte qu’il y aurait des tabous sont forcément cinglés – ce qualificatif étant plus charitable que sadiques. Disqualifions l’adversaire. Ah si tous les mabouls, crazy, verrückt, michiguene, dingos, locos, psikhs du monde pouvaient se donner la main…

La maxime :

Tfou, tfou, tfou, disait ma grand-mère

Le tofu, c’est pour Zizi Jeanmaire